États Modifiés

de Conscience

États Modifiés de Conscience :

 

Désigne tout état mental différent de l’état d’éveil ordinaire (notre mode de fonctionnement rationnel) : rêves, rêves lucides, états hypnotiques, états sophroniques, états hypnagogiques, états érotiques, rêverie, relaxation, interprétation artistique, intuition, créativité, transe, méditation, relaxation, transe, états mystiques...
Ces états sont naturels (non pathologiques), même s’ils peuvent être provoqués par des techniques thérapeutiques spécifiques ou utilisés dans certaines méthodes du développement personnel. Ils correspondent à un ralentissement des ondes électriques du cerveau (des ondes bêta à l’état de veille, aux ondes delta pour le sommeil profond).

 

Déroulement d'une séance :

 

Nous pouvons décomposer une séance en 5 étapes :
 

  1. La prise en compte et l'analyse de la demande du patient, du feed-back des événements vécus entre deux séances. La définition des objectifs (de la thérapie, de la séance) et le choix de stratégies d'intervention de la part du thérapeute. Puis, la séance proprement dite.

  2. L'induction de la transe, de l'état modifié de conscience. Elle consiste à créer une dissociation entre conscient et inconscient afin de faire passer le patient d'un état de veille ordinaire à un état modifié de conscience propice à un travail de changement en profondeur et durable. Différents procédés existent.

  3. Le travail thérapeutique. L'inconscient de la personne est mis à contribution. Dans cet état modifié de conscience il est donné autant de poids aux expériences réelles et imaginées. Les outils thérapeutiques sont alors aussi riches que variés : métaphores, tâches, création de ressources, changement d'histoire de vie,...

  4. La sortie de transe : le patient revient à un état de veille ordinaire. La sortie de transe s'accompagne de suggestions génératives d'un travail inconscient post-hypnotique. Enfin, dernière étape.

  5. Le patient fait part de son vécu concernant la séance. Tous ces matériaux pourront servir lors des séances ultérieures.

 

Attente de la conscience supérieure :

 

La conscience supérieure semble être le siège de facultés psychiques insoupçonnées. Il existe diverses techniques permettant de canaliser cette conscience supérieure, qui est en fait la partie la plus élevée, la plus sublime de l’être. L’être pénètre ainsi peu à peu dans un champ de conscience extrêmement vaste, où il se perçoit comme immuable et éternel. Cet état est appelé aussi conscience cosmique.

 

Dans son livre "Nous sommes immortels" Patrick Drouot Éditions du Rocher, site Mr Pierre Weil, qui est un Français originaire de Strasbourg et il a été le premier Recteur de l'Université Holistique Mondiale à Brasilia et créé par le gouvernement brésilien à la fin des années 1980. Il a écrit plus de 60 livres dont « L’homme sans frontières » éditions l’Espace Bleu.

Pierre Weil proposa une classification très intéressante des différents paramètres de l’expérience cosmique, que l’on retrouve dans tous les états spéciaux d’éveil, quelle que soit la forme sous laquelle ils se manifestent. En voici un résumé :

  • Le sentiment d’unité : Dans les expériences d’états altérés de conscience, on constate toujours la disparition de la perception dualistique : moi et le monde. La conscience s’identifie à Tout ce qui est. Certaines personnes par exemple, au cours des expériences de ce type passent au travers d’un nuage de lumière, et rapportent cette expérience en disant : J’étais le nuage de lumière. Ainsi, le sentiment d’unité avec tout ce qui n’est pas soi est la première caractéristique des états spéciaux d’éveil.

  • Le caractère ineffable : En règle générale, l’expérience ne peut être décrite avec le langage usuel. Souvent, le sujet ne parvient pas à décrire ce qu’il ressent et ce qu’il voit, surtout lorsqu’il est confronté à des concepts qui dépassent la vision mécaniste habituelle du monde. C’est comme si je n’étais qu’une vibration, disent-ils alors, une conscience universelle. Je ne trouve pas de mots, car ce qui se passe est au-delà des mots.

  • Le caractère noétique : Ce qui est vécu dans un état de ce type est perçu comme réel, d’une réalité bien plus intense que le vécu quotidien ordinaire. Les sujets ressentent même les émotions d’une façon plus forte que dans leur vie normale. Ce paramètre se retrouve aussi bien dans les voyages dans le temps, que dans les projections de la conscience dans d’autres univers.

  • La transcendance de l’espace-temps : Ce paramètre est l’un des plus importants. Il est présent dès que l’on pénètre dans un univers au-delà de celui de nos cinq sens, dans le monde de l’esprit. On entre alors dans une autre dimension où le temps n’existe plus, et où l’espace tridimensionnel disparaît. Patanjali, un philosophe indien du IIe siècle avant Jésus Christ, exposait ce paramètre sous la forme d’un aphorisme : passé, présent et futur n’existent pas. Tout arrive au même instant. Généralement, les sujets ressentent une compression temporelle, de sorte que quelques minutes leur paraissent durer des heures.

  • Le sentiment du Sacré : Les sujets ont parfois le sentiment de vivre quelque chose de grand, de Sacré. Mais ce paramètre n’est pas permanent.

  • La tradition de la crainte de la mort : Dans les états altérés de conscience, la vie est perçue comme éternelle, et l’existence physique comme transitoire. La peur de la mort disparaît alors, dès que les sujets prennent conscience de leur capacité à vivre sous une forme différente, sans avoir conscience de leur corps physique, et à recevoir des perceptions bien plus vastes que celles que nous transmettent habituellement nos cinq sens. Ce paramètre est quasi constant.

  • Le changement du comportement et des systèmes de valeurs : Souvent, ce type d’expériences déclenche, chez le sujet, un changement radical dans son appréciation des valeurs telles que la beauté, la bonté, la vérité. L’Etre se substitue à l’Avoir.

Pierre Weil cite encore d’autres paramètres, mais, selon lui, ils proviennent d’une investigation trop superficielle pour être classés dans les caractéristiques courantes :

  • La sensation de sortie de son corps, et même parfois de ne plus avoir de corps du tout.

  • L’audition de bruits ou de sons cosmiques.

  • L’apparition des êtres énergétiques, et que l’on peut assimiler aux Saints, Dieux, Anges et Démons des grandes traditions et religions.

  • La sensation de pouvoir pénétrer complètement les personnes, les animaux et les choses de l’univers. Effectivement, dans certains voyages, la conscience prend une telle expansion que l’être se retrouve en même temps dans son présent et son passé, dans une autre dimension de l’espace et du temps, aux confins de l’univers, sans perdre pour autant la conscience d’être en tous ces lieux à la fois.

  • Le déverrouillage d’une conscience universelle, que l’on peut aussi nommer mémoire karmique, implique le rappel à la conscience d’événements qui se sont produit dans la vie présente. Ce rappel ne se fait pas sous forme de bribes, mais bien d’un vécu consistant, incluant les sensations de l’être passé, et même parfois les odeurs.

 

Extrait du livre de Patrick Drouot, Nous sommes tous immortels, Éditions du Rocher.

 

Le sens de l'expérience d’État modifié de conscience dans notre vie :

 

Le fait de reconnaître la réalité et la prépondérance de l'EMC dans la vie humaine a, à notre époque, une importance sans précédent. Quand davantage de personnes comprendront qu'elles peuvent vivre des expériences similaires ; et qu'elles en ont peut-être déjà ; elles s’ouvriront mentalement à elles et les expériences se produiront de plus en plus fréquemment et chez de plus en plus de personnes. Une conscience plus évoluée se propagera dans le monde.

Les expériences de ce type sont le signe que nous sommes connectés de manière subtile, mais bien réelle, les uns avec les autres, avec la nature et avec le cosmos. Elle inspire la solidarité, l'amour, l'empathie et un sentiment de responsabilité collective et environnementale.

 

Il y a une distinction entre corriger et guérir. Il y a une distinction entre la correction d’un problème et la guérison d’un problème ; corriger une maladie est directement relié à la fonction corporelle, la guérison une fois encore correspond à une transformation de l’esprit.